EDITORIAL

Chères collaboratrices, chers collaborateurs,

Une administration ne se limite pas à gérer des dossiers derrière un bureau : elle s’engage sur le terrain, là où se jouent les défis de notre société. Cette nouvelle édition du Vis-à-vis en est le reflet.

Au Simplon, face au scarabée japonais, nos équipes ne baissent pas les bras. Grâce à l’engagement de collaboratrices et collaborateurs comme Fabienne Ruff, elles collectent et transmettent des données essentielles pour comprendre et contenir ce fléau.

Dans un autre domaine, Maxime Beaumont, délégué à la protection des données, veille à ce que nous gardions la maîtrise de nos informations. Ses conseils rappellent que le numérique est à la fois une responsabilité collective et individuelle.

A l’école, Pascal Knubel, inspecteur scolaire, incarne une administration au contact des personnes et des réalités. Ni juge ni contrôleur, il accompagne et conseille. L’écoute et la transmission sont ici au cœur de l’action publique.

Enfin, dans une salle de classe comme sur une scène, Damien Luy nous rappelle que transmettre, c’est aussi inspirer. Enseignant, chef de chœur et musicien, il fédère, accompagne et suscite l’engagement des jeunes, aussi bien dans sa vie professionnelle que sur son temps libre.

Qu’il s’agisse de lutter contre un insecte invasif, de protéger nos données, d’accompagner les enseignants ou de transmettre par la musique, un même fil conducteur relie ces actions : celui d’une administration engagée, proche des réalités et au service de l’intérêt public.

Nous vous souhaitons une excellente lecture.

 

La rédaction

Chancellerie d’Etat – Information

Logo du vis-a-vis Edition 2 - 2026

 

Chères collaboratrices, chers collaborateurs,

Cette rentrée fera date. Le 20 août 2026, 1100 étudiantes et étudiants ont pris possession du nouveau collège de Sion, baptisé Ella Maillart. Figure inspirante, l’aventurière incarne le dépassement de soi, la curiosité et l’ouverture au monde. Ce nom rappelle une évidence : transmettre, c’est aussi donner des repères, des modèles et l’envie d’aller plus loin.

Cette mission de transmission ne s’arrête pas aux murs d’une école. Elle traverse l’administration cantonale dans son ensemble, comme en témoigne ce nouveau numéro de Vis-à-vis.

Tamas Marchis en est une belle illustration. Fromager passionné au Landwirtschaftszentrum Oberwallis, à Viège, il ne se contente pas de produire. Il partage aussi un savoir-faire acquis au Pays basque et en Valais, notamment à travers des cours d’économie laitière. Sa devise en dit long : « on ne peut grandir que si on joue avec les grands ».

Stéphanie Rey, accompagnatrice en montagne, transmet quant à elle son amour de la nature. Biologiste de formation, elle a appris à rendre ses connaissances accessibles, à les simplifier sans les appauvrir, pour permettre à chacune et chacun de comprendre, retenir et s’émerveiller.

A la Médiathèque, Anaëlle Roh découvre le métier d’agente en information documentaire. A 16 ans, elle se forme auprès de ses collègues, tout en jouant déjà un rôle essentiel entre les documents, les savoirs et les publics qui en ont besoin.

Du reportage sur le Collège Ella Maillart au métier de Tamas, en passant par la passion de Stéphanie et la formation d’Anaëlle, ces articles racontent en filigrane une même mission de service public : informer, former, accompagner et rendre accessible. En un mot : transmettre.

 

La Rédaction vous souhaite une excellente lecture.

Chancellerie d’Etat – Information (Contact : VIS-A-VIS@admin.vs.ch)

 

 

 

Reportage

Ella Maillart : un nouveau collège prend vie

Quelques jours avant la rentrée scolaire, nous avons poussé les portes du nouveau collège Ella Maillart à Sion. Derrière son architecture sobre et lumineuse se dessine un projet mûri pendant près de dix ans, conçu pour offrir aux étudiantes et étudiants ainsi qu’aux enseignants un cadre propice aux apprentissages, aux rencontres et à l'ouverture sur le monde.

 

Crédit image à la une et bandeau intérieur © PRISM Studio

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Dans la peau de ...

Tamas Marchis

Au petit matin, dans la fromagerie du Centre agricole de Viège, Tamas Marchis prépare bien plus que du fromage : depuis quatre ans, il travaille à faire connaître d'autres saveurs d'une région trop souvent réduite à la raclette et à la fondue. Une passion qui paie : il a déjà décroché l'or et le Prix d'Excellence pour son fromage de brebis aux sept fleurs, et s'apprête cet automne à défier les meilleurs fromagers du monde au Swiss Cheese Awards puis au World Cheese Awards. De l'aube en salle de production jusqu'à la cave d'affinage, nous avons suivi le fromager pour qui la passion prime sur tout le reste.

A savoir

Conseil

Conseil - Générations au travail

De l’apprenti à la personne qui approche de la retraite, jusqu’à quatre générations peuvent travailler dans un même service de l’État du Valais. Comment collaborer sans laisser les différences devenir des obstacles ? Cette question, abordée notamment dans le cadre de la formation interne « (Co)gestion des différentes générations », nous a conduits à recueillir les regards de Christophe Genoud, spécialiste du management public, et Andreas Maier, entrepreneur et Associate Partner chez Avenir Consulting SA.Même s’ils ne donnent pas le même poids aux différences générationnelles, ils s’accordent sur l’essentiel : dépasser les raccourcis, clarifier nos attentes et faire circuler les savoirs

nos passions

Portrait

Stéphanie Rey

Stéphanie Rey, collaboratrice agro-technique au Service de l’agriculture, a toujours aimé la nature. Quand sa maman lui demande, à 15 ans, ce qu’elle veut faire comme travail, elle lui répond : « Je ne sais pas, mais je veux être dehors ». Devenir accompagnatrice en montagne est un prolongement de ce désir. Pour en parler, la biologiste de formation nous emmène dans la forêt de Planeige sur les hauts d’Arbaz.

Au fil du temps

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En visite

A Erschmatt avec Sandro Steiner

Erschmatt n'a rien d'une destination huppée : pas de tourisme de masse, et le village n'est même pas visible depuis la plaine du Rhône. C'est justement ce qui en fait un petit paradis, une invitation à la détente et un équilibre idéal face au quotidien professionnel. C'est en tout cas le regard que porte Sandro Steiner, adjoint au Service de l'enseignement et heureux habitant de ce village du district de Loèche. Il a pris le temps de nous accueillir chez lui et de nous faire visiter son village, où, étonnamment, tout ou presque tourne autour des pierres (Steine, en allemand…). A commencer par le plus ancien des Erschmattois : le « Hügustei ».