Mont-Noble

Dans la commune de Mont-Noble, les trouvailles fortuites et les vestiges mis au jour lors d’interventions archéologiques attestent l’existence de plusieurs occupations allant de l’âge du Bronze à nos jours.
Un nombre important d’éléments de parures protohistoriques, datées entre l’âge du Bronze et le Second âge du Fer, auraient été mis au jour lors de destructions accidentelles de sépultures sur le territoire communal entre la fin du 19ème et la seconde moitié du 20ème siècle. Plusieurs bracelets en bronze et un bracelet en argent auraient ainsi été découverts au pied de la colline de « Pelleivro », cinq autres bracelets, dont uniquement l’un en argent, proviendraient du hameau de Erbio et dix bracelets de types variés, une fibule ornée de corail et une épingle auraient été mis au jour dans des sépultures détruites lors du défoncement d’un pré à Vernamiège.
Les sous-sols de la commune ont également révélés plusieurs vestiges d’époque romaine qui attestent la fréquentation de la région à cette période. Parmi ceux-ci, une monnaie républicaine et un denier de Drusus (1er siècle ap. J.-C.) proviendraient de la colline de « Pelleivro » et un sesterce de Faustine (2ème siècle ap. J.-C.), dont le contexte de découverte n’est pas connu, aurait été fortuitement trouvé à Mase. Finalement, une sépulture d’époque romaine, mise au jour à l’occasion de travaux d’arrivée d’eau réalisés en 1953 en amont du même village, a livré les restes osseux d’un homme accompagné d’une monnaie et d’une cruche datée entre le 3ème et le 4ème siècle ap. J.-C.
La commune de Mont-Noble bénéficie également d’un riche patrimoine archéologique médiéval. À nouveau sur la colline de « Pelleivro », une plaque de ceinture exceptionnelle comportant une inscription latine et une représentation de l’épisode biblique au cours duquel Daniel prie dans la fosse aux lions, a notamment été fortuitement découverte au milieu du 20ème siècle. En 2024, des investigations archéologiques menées dans le cadre d'un projet de construction au pied de la même colline ont révélé l’existence d’une importante nécropole du haut Moyen Âge. Cette intervention a permis de mettre au jour 58 sépultures contenant les restes de 66 individus, ainsi que plusieurs objets liés aux pratiques funéraires (plaques-boucles, bijoux, clous de chaussures et vases en pierre ollaire). Les analyses radiocarbones livrent des dates pour une utilisation du cimetière entre la fin du 3ème siècle et le début du 11ème siècle. Une utilisation plus importante de l’aire funéraire est cependant mise en évidence entre le début du 5ème siècle et la 2ème moitié du 7ème siècle. Les fouilles ont également révélé une diversité des pratiques funéraires, comprenant notamment des inhumations habillées, des réductions d’ossements, des recoupements de tombes et quelques dépôts d’offrandes. La découverte de ce gisement funéraire complète les connaissances sur l’occupation ancienne de Nax et suggère la présence d’une communauté installée dans le secteur dès le premier millénaire, probablement en lien avec un habitat proche du village actuel.
En 1990, à l’occasion du réaménagement de son porche, l’église paroissiale de Nax a fait l’objet d’une importante campagne de fouille qui a notamment permis de révéler les vestiges exceptionnels d’une chapelle carolingienne (8ème-9ème siècle ap. J.-C.) et de l’église romane lui succédant et dont la consécration a eu lieu en 1034 ap. J.-C.
