Phytosanitaires et protection des eaux : le Service de l’environnement lance une campagne de recensement
Depuis l’entrée en vigueur, en 2023, d’une nouvelle réglementation fédérale sur la protection des eaux, les cantons sont tenus d’inventorier et de contrôler les installations utilisées par les professionnels manipulant des produits phytosanitaires. Cette démarche vise à sécuriser les lieux de remplissage et de nettoyage des pulvérisateurs, afin de réduire les risques de pollution des eaux. Pour répondre à ce devoir légal et dans le but d’accompagner les acteurs concernés, un recensement est réalisé auprès des entreprises et organismes susceptibles d’utiliser de tel produits à titre professionnel.
L’article 47a de l’ordonnance fédérale sur la protection des eaux (OEaux), en vigueur depuis le 1er février 2023, impose aux cantons de contrôler, au moins une fois tous les quatre ans, les lieux où les pulvérisateurs de produits phytosanitaires (PPh) sont remplis ou nettoyés par des utilisateurs professionnels ou commerciaux. Cette mesure vise à réduire les risques de pollution des eaux de surface et des eaux souterraines lors de la manipulation de ces produits.
Les PPh, qu’ils soient d’origine chimique ou biologique, sont utilisés dans différents secteurs, notamment pour la culture d’arbres ou de fleurs, l’entretien des espaces verts et dans certaines activités spécialisées, telles que la gestion d’infrastructures sportives.
La phase organisationnelle et préparatoire pour la mise en place de ces contrôles est désormais achevée et laisse place à l’étape de recensement par le Service de l’environnement (SEN). Les entreprises et organismes susceptibles d’utiliser des PPh – horticulteurs, pépiniéristes, paysagistes, forestiers, garden centres, centres sportifs, services de conciergerie ou collectivités publiques, etc. – seront progressivement contactés dans les semaines à venir, afin de répondre à un court sondage en ligne. Les places de lavage et de remplissage des produits phytosanitaires des exploitations agricoles déjà soumises aux contrôles des prestations écologiques requises (PER) ne sont pas concernées par cette démarche, contrairement à celles des agriculteurs et viticulteurs professionnels non soumis auxdits contrôles.
A la suite du recensement, des recommandations ainsi que des aides à la mise en conformité seront proposées aux professionnels concernés et le canton lancera progressivement la phase de vérification de la conformité des installations. L’ordre de priorité sera défini en fonction du risque identifié.
Mené par le SEN conformément aux recommandations de l’Office fédéral de l’environnement, cet inventaire permettra d’obtenir une vision d’ensemble des pratiques actuelles sur le territoire cantonal. Cette démarche s’inscrit dans une approche de prévention et de collaboration avec les milieux concernés, en vue d’assurer une gestion responsable des produits phytosanitaires et une protection durable des ressources en eau dans le canton du Valais.
