Cahiers d'Archéologie Romande/Archaeologia Vallesiana

En accord avec le Musée cantonal d'archéologie et d'histoire de Lausanne, les volumes de la collection Archeologia Vallesiana, issus des Cahiers d'Archéologie Romande (CAR), sont mis à disposition ci-dessous. Les nouvelles publications sont progressivement ajoutées en fonction des délais de restriction qui leur sont imposés. La sélection est organisée par ordre chronologique de parution.

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Auteurs :
Sous la direction de Manuel Mottet et Corentin Bondi

CAR 204 - Archaeologia Vallesiana 28

Sion, Don Bosco (Valais, Suisse) II - une nouvelle nécropole du Néolithique final

Le site de Don Bosco, est localisé au nord de la ville de Sion, à une altitude d’environ 535 mètres, en bordure ouest d’un grand replat situé entre la colline de Saint-Georges au sud et l’adret au nord. Des recherches systématiques et répétées depuis 1999 ont révélé dans les horizons supérieurs des nécropoles du Haut Moyen Âge, de l'époque romaine et de l'âge du Fer. La découverte au même emplacement de cette nouvelle nécropole du Néolithique final en ville de Sion intervient 30 ans après les dernières recherches menées sur le site du Petit-Chasseur, situé à une distance d’environ un kilomètre à l’ouest. Depuis sa découverte en 1961, les fouilles archéologiques avaient révélé une douzaine de monuments, dolmens ou petits coffres funéraires, ainsi qu’une trentaine de stèles anthropomorphes gravées, dont la grande majorité avait été retrouvée en réemploi dans l’architecture des tombes. L’ensemble mégalithique mis au jour sur le site de Don Bosco enrichit notre connaissance sur la période, avec deux dolmens supplémentaires (MXIV et MXV) et cinq stèles anthropomorphes, dont certaines abattues sur place. Malheureusement la proximité de la Sionne, rivière à régime torrentiel, a fortement affecté l’état de conservation de ces monuments et leur proche environnement. L’histoire du dolmen MXIV, le monument le mieux préservé, compte trois phases principales d'utilisation. Sa chambre funéraire devait contenir au moins quarante-six individus accompagnés du mobilier que l’on rencontre habituellement dans ce type de monument à la fin du Néolithique final, à savoir des armatures de flèches en silex et des pendentifs en matières dures animales. Les différentes études présentées dans cet ouvrage permettent de rétablir l’histoire de ce site et de proposer des scénarios plausibles sur son évolution entre 2750 et 2200 av. J.-C.

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