Un cadre modernisé pour renforcer l’accès à la culture en Valais
La révision partielle de la loi sur la promotion de la culture (LPrC) entrera en vigueur le 1er septembre 2026. Adoptée par le Grand Conseil le 13 mars dernier, elle modernise un cadre légal de trente ans et apporte plusieurs avancées majeures : un soutien accru aux écoles de musique, l’intégration des arts de la scène dans le dispositif de financement de la formation non professionnelle, de meilleures conditions-cadres pour les acteurs culturels, une reconnaissance des industries culturelles et créatives, ainsi que le développement des arts circassiens. Cette réforme s’accompagne de moyens financiers supplémentaires et doit permettre de renforcer l’accès à la culture sur l’ensemble du territoire cantonal.
La culture contribue à la qualité de vie, à la cohésion sociale et au développement du Valais. Avec la révision de la loi sur la promotion de la culture (LPrC) et de ses règlements d’application, le canton entend adapter son action à l’évolution des pratiques culturelles et aux besoins de la population, tout en consolidant le soutien aux acteurs et institutions culturels.
L’un des principaux changements concerne la formation dans les domaines de la musique et des arts de la scène (théâtre, danse et cirque). Dès la rentrée scolaire 2026, la participation cantonale au coût des cours dans les écoles reconnues passera de 40 à 50%. Les communes devront contribuer à hauteur d’au moins 10%, tandis que la participation de la Délégation valaisanne à la Loterie Romande se maintiendra à 7%. La part restant à la charge des parents sera ainsi plafonnée à 33% sur l’ensemble du territoire cantonal, indépendamment de la commune de domicile des familles. Environ 4’500 élèves verront le coût annuel de leur formation musicale être plafonné à un peu plus de 1'000 francs. Ce nouveau modèle favorise un accès plus équitable à la formation artistique.
Pour la première fois, les écoles à but non lucratif actives dans les arts de la scène (théâtre, danse et cirque) pourront également être reconnues et bénéficier du même principe de soutien. Cette évolution tient compte du développement de ces disciplines au cours des dernières années et doit permettre aux jeunes Valaisannes et Valaisans de bénéficier de la formation nécessaire pour intégrer les hautes écoles du domaine en Suisse et à l’étranger.
Cette évolution revêt une importance particulière dans le domaine du cirque. Le Valais y joue depuis plusieurs années un rôle pionnier, qui se traduit notamment, dans le cadre de la nouvelle loi, par l’élaboration d’un plan d’études cadre harmonisé, le premier du genre en Europe, qui définit les compétences et les objectifs à atteindre tout au long de la formation. Sont ainsi mises en œuvre des conditions favorables à la poursuite du développement des arts circassiens en Valais, que ce soit en matière de formation non professionnelle et préprofessionnelle ou de structuration de la filière avec la création d’une école de cirque du Valais.
La nouvelle loi entend également renforcer les conditions-cadres pour les métiers de la culture. À l’avenir, la rémunération des acteurs culturels dans le cadre des projets soutenus au titre de l’encouragement des activités culturelles se fondera sur les recommandations tarifaires des associations faîtières reconnues par le Département de la santé, des affaires sociales et de la culture. La durabilité économique, sociale et environnementale, de même, est désormais inscrite dans le cadre légal, tout comme le soutien aux industries culturelles et créatives.
Cette révision permet enfin de consolider dans la loi plusieurs missions des institutions culturelles de l’Etat. L’Archéologie cantonale rejoint ainsi ces institutions culturelles, tandis qu’une nouvelle mission de coordination des bibliothèques de degré tertiaire est confiée à la Médiathèque Valais.
Avec cette nouvelle base légale, le canton entend poursuivre quatre objectifs : faciliter l’accès des jeunes à la musique et aux arts de la scène, améliorer les conditions-cadres des professionnels de la culture, soutenir le développement et la diversité de la création et préserver durablement le patrimoine culturel. La culture est ainsi réaffirmée comme un bien commun et comme un élément essentiel du développement du Valais.

