Qualité de l'air

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L'air est un bien vital. Chaque individu en respire près de 15'000 litres par jour. Un air de qualité est indispensable pour la santé de la population. C'est pourquoi il est essentiel de le préserver au maximum contre les atteintes liées principalement à l'activité humaine.
Il est parfois possible de distinguer une pollution de l'air à l'oeil nu (fumées, sables de Sahara, etc.) mais, généralement, les polluants atmosphériques sont si microscopiques qu'on ne peut pas les distinguer sans l'aide d'instruments adéquats. Pourtant, ils peuvent avoir des effets négatifs sur la santé humaine, les écosystèmes, les bâtiments, les matériaux et le climat. Découvrez sur cette page les différents rôles des polluants et ce qu'ils engendrent, ainsi qu'un suivi quotidien de la qualité de l'air grâce au réseau RESIVAL. 
D'où proviennent les polluants ?

Afin d'améliorer la qualité de l'air tout en maintenant un niveau de qualité suffisant, il est fondamental de connaître la composition des sources des émissions polluantes et de les renseigner dans un cadastre dédié. Il s'agit principalement d'identifier et de mettre à jour régulièrement les parts que représentent chaque domaine-source.

Cinq domaines principaux permettent d'englober les sources des émission: 

Trafic
motorisé

Trafic des véhicules sur routes et parkings.

Industrie-artisanat

Activités de la grande industrie et de PME (secteur secondaire).

Sources naturelles

Biotopes naturels et élevage d'animaux.

Chauffages

Installations de combustion au gaz, mazout et bois, des ménages et des PME (secteur tertiaire) et centrales CAD.

Autres sources

Essentiellement le secteur off-road (e.g. machines de chantier, outils et engins motorisés en agriculture et sylviculture, trafic aérien et ferroviaire), séchage de l’herbe, feux en plein air, feux d’artifice et solvants, incinération illégale de déchets).

Quels types de polluants trouve-t-on ?
Chaque polluant qui se retrouve dans l'atmosphère possède généralement plusieurs sources et n'aura pas les mêmes effets sur les organismes vivants. Afin d'y voir plus clair, vous trouvez ci-dessous des informations détaillées sur la formation et les impacts de ces substances. 
©Center for Science Education

En tant que polluant atmosphérique, l'ozone (O3) est le principal composé du smog estival. Il a des effets négatifs sur les tissus humains, animaux et végétaux. Il existe deux types d'ozone: 

  • L'ozone stratosphérique, qui se trouve en altitude (au-dessus de 10 à 12 km d'altitude) et qui nous protège des rayons UV les plus agressifs ;
  • L'ozone troposphérique, qui se forme dans les couches inférieures de l'atmosphère et dans l’air que nous respirons.

Formation
Cette molécule au fort pouvoir réactif et oxydant se forme sous l'influence des rayons du soleil à partir de gaz précurseurs tels que les oxydes d'azote (NOx), qui proviennent principalement du trafic routier et des chauffages, les composés organiques volatils (COV), qui proviennent de nombreux secteurs de l'économie, mais aussi de sources naturelles, principalement la végétation. Une grande partie des COV provient de la végétation et n'est pas toxique.
Plus la concentration des précurseurs est élevée et plus le rayonnement solaire est intense, plus la formation d'ozone est importante. Par conséquent, c'est en été que la formation d'ozone est la plus grande.
 
Effets
Chez l'être humain, l'ozone a des effets négatifs sur les voies respiratoires. Il nuit aux plantes en provoquant des nécroses sur les feuilles, en affaiblissant les forêts et en réduisant les rendements des cultures jusqu'à 10 %. Enfin, l'ozone agit également comme un gaz à effet de serre, en partie responsable du réchauffement climatique.

➜ La situation en Valais 

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Les PM10 sont des particules fines dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres. Parmi ces particules fines, il en existe deux types : les particules primaires et les particules secondaires, également appelées aérosols secondaires.

Ces particules fines contiennent des composés chimiques comme :

  • Sels inorganiques (sulfates, nitrates, ammonium, Mg2+, K+, Na+ ,Cl-) ;
  • Matière organique ;
  • Carbone élémentaire (dont hydrocarbures aromatiques polycyclique cancérigènes) ;
  • Métaux (Cd cancérigène, Pb neurotoxique chronique, Fe, Cr, Zn, etc.).

Formation
Les particules primaires proviennent des procédés de combustion ou d’abrasion. Leurs sources sont variées et se situent principalement dans le trafic routier et ferroviaire, l’agriculture, l’industrie, les chantiers, les chauffages. Les particules secondaires sont formées dans l’air à partir de gaz précurseurs tels que les composés organiques volatils, les oxydes d'azote et de soufre, et l'ammoniac.

Effets
Les poussières fines PM10 ont des effets néfastes sur les êtres vivants et sont la principale préoccupation de santé publique. Elles provoquent des décès précoces. Pour les humains, des effets sur le système respiratoire et cardiovasculaire ainsi qu’une augmentation du risque de cancers ont été relevés. Ces poussières fines impactent également les sols et les plantes notamment à cause de la présence de métaux lourds toxiques.

➜ La situation en Valais 

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Les PM2.5 sont des particules fines dont le diamètre est inférieur à 2.5 micromètres. Contrairement aux PM10, ces particules fines de moindre taille restent plus facilement en suspension dans l'air en raison de leur plus faible poids (leur moindre masse est moins soumise à la force de gravité).

Formation
La provenance des PM2.5 est similaire à celle des PM10. Elle comprend aussi des particules primaires issues de procédés de combustion ou d’abrasion. Les chauffages représentent une part plus importante à leurs sources, qui portent également sur le trafic routier et ferroviaire, l’agriculture, l’industrie, les chantiers. Les particules secondaires sont formées dans l’air à partir des même gaz précurseurs que pour les PM10.


Effets
Les PM2.5 ont des effets néfastes, plus importants que les PM10, sur les êtres vivants. Les PM10 pénètrent jusqu’aux bronches alors que les PM2.5 s’infiltrent plus profondément jusqu’aux alvéoles pulmonaires. La fraction des particules ultrafines de taille inférieure à 0.1 micron peut traverser la barrière air-tissu et aboutir dans le sang. Elles impactent ainsi les systèmes respiratoires et cardiovasculaires. Ces poussières fines touchent également les sols et les plantes notamment à cause de la présence de métaux lourds.

➜ La situation en Valais 

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La suie, sous forme de fumée noirâtre, est un composé chimique issu de combustions incomplètes. Elle est essentiellement formée de carbone élémentaire, soit de graphite. Elle contient des molécules cancérigènes comme les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP).

Formation
Une combustion incomplète a notamment lieu lorsque l'oxygène n'est pas présent en quantité suffisante pour permettre la combustion totale du combustible. Les particules noirâtres sont donc des résidus imbrûlés de la combustion. Les moteurs Diesel et les chauffages à mazout sont des sources principales de suie.

Effets
La suie a des effets très néfastes. Les particules microscopiques de suie respirée pénètrent jusque dans notre système sanguin. Elles engendrent des maladies des voies respiratoires et des perturbations du système cardio-vasculaire et contribuent aux risques de cancer. Les animaux, du moins les mammifères, sont exposés aux mêmes atteintes que les humains.

➜ La situation en Valais 

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Le terme d’oxydes d’azote (NOx) regroupe le monoxyde d’azote (NO) et le dioxyde d’azote (NO2). À haute concentration, le NO2 est un gaz rougeâtre irritant et d'odeur piquante.

Formation
En règle générale les oxydes d'azote sont produits par des processus de combustion de carburants et de combutibles. Il sont par conséquent émis par le trafic routier et par les installations de chauffage et les installations industrielles.
Le NO émis se transforme rapidement en NO2 au contact des oxydants de l’air ambiant, surtout l’ozone (NO + O3 → NO2 + O2).

Effets
Le dioxyde d'azote a des effets nuisibles pour l’homme et l’environnement. Il cause des inflammations des voies respiratoires et irrite les tissus en renforçant l’action d’allergène. L’exposition à long terme au dioxyde d'azote conjointement à d’autres gaz irritants réduit la fonction pulmonaire et accroit ses affections. Le NO2 transformé en nitrates contribue à la formation de particules fines. Sous forme d'acide nitrique il acidifie les précipitations. Avec l'ammoniac et par déposition, il provoque l'eutrophisation des écosystèmes. Associé aux composés organiques volatils et à l'aide du rayonnement solaire, il est le précurseur direct de la production de l'ozone (NO2 + O2 → NO + O3).

➜ La situation en Valais 

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L'ammoniac gazeux (NH3) est un polluant de l'air. Bien qu'il soit fabriqué dans les industries, il est principalement émis par des sources naturelles.

Formation
Dans les régions rurales, la source principale du NH3 atmosphérique est l'élevage d'animaux de rente surtout par le stockage et l'épandage d'engrais de ferme. Les procédés industriels peuvent également dégager des quantités importantes de ce polluant.

Effets
En grande concentration, il inflige de graves dommages à la végétation. Il participe à l'acidification et à la surfertilisation du sol, néfastes aux écosystèmes. Il est, de plus, un précurseur important dans la formation des aérosols secondaires composés d'ammonium dans les poussières fines. Les dépôts d'azote , incluant l'ammoniac et d'autres composés azotés dans l'air, nuisent aux écosystèmes sensibles et menacent la biodiversité.

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Les poussières grossières englobent les retombées aériennes et leurs métaux lourds tels que le plomb, cadmium et zinc. Contrairement aux PM10, ces poussières ont une taille trop importante pour demeurer longtemps en suspension dans l'air.

Effets
Les métaux lourds toxiques contenus dans les poussières comme le plomb, le cadmium ou le zinc, peuvent être intégrés dans la chaîne alimentaire (champignons, légumes, etc.) En cas d'exposition chromique ils sont toxiques pour l'homme et les animaux même en petite quantité en raison de leur bioaccumulation. Ils nuisent aux organismes vivants, affectent la croissance des plantes, diminuent la fertilité du sol. Sous forme de poussières respirables le cadmium peut provoquer le cancer.

➜ La situation en Valais 

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Les composés organiques volatils (COV) forment une grande famille de molécules organiques contenant toutes du carbone. Les plus simples sont les hydrocarbures formés exclusivement de carbone et d’hydrogène. D’autres formes de COV, par exemple les aldéhydes et les cétones, contiennent de l’oxygène. D’autres contiennent, quant à elles, du chlore ou du fluor, des halogènes, tels le trichloréthylène cancérigène et le perchloréthylène suspecté cancérogène, ou encore du R-134a, un fluide réfrigérant, un composant d’isolants et un gaz à effet de serre (GES) selon le Protocole de Kyoto.

Formation
Ces molécules proviennent en particulier des carburants et des combustibles, des solvants, peintures, détachants, colles ou cosmétiques, mais aussi de sources naturelles telles que les forêts et les prairies. En Valais les sources naturelles sont à l'origine d'environ 80 à 85% des émissions de COV excepté le méthane (COVNM).

Effets
Les COV participent à la formation d'ozone et contribuent aux poussières fines par les aérosols organiques secondaires. Le benzène, un composé aromatique, possède des propriétés cancérigènes. Il est présent dans les combustibles et les carburants d'origine fossile. Il est aussi produit dans les processus de combustion.

➜ La situation en Valais 

L'air sous surveillance : comprendre les immissions

Le Service de l'environnement (SEN) veille à la surveillance continue de la qualité de l'air ambiant en Valais en lien avec les exigences de l'annexe 7 de l'ordonnance sur la protection de l'air (OPair). Des limitations spécifiques par substance doivent en effet être respectées afin d'assurer une qualité de l'air suffisante en Valais. Pour ce faire, le SEN exploite un réseau de stations de mesure des immissions nommé RESIVAL pour "Réseau de surveillance des immissions en Valais". Au total, sept stations sont installées sur le territoire selon 4 milieux représentatifs (rural de plaine, rural d'altitude, centre urbain et proximité industriel) et réparties entre les 3 régions du canton aux localisations suivantes :

  • Les Giettes
  • Massongex
  • Saxon
  • Sion
  • Crans-Montana
  • Eggerberg
  • Brigerbad

Les immissions sont suivies en continu 24h/24h et sont disponibles en direct sur cette page. Des statistiques spécifiques sont ensuite établies chaque année et interprétées dans un rapport annuel également disponible sur cette page.

➜ Historique des résultats (obtenir un graphique sur une période souhaitée)