Droits politiques et handicap - Session inclusive au Grand Conseil
Le Bureau pour les droits des personnes en situation de handicap a organisé une session inclusive au Parlement valaisan à Sion, en collaboration avec la Présidence du Grand Conseil et le Service parlementaire. Celle-ci a réuni 60 personnes : des citoyennes et citoyens en situation de handicap, ainsi que des élus et élues au Grand Conseil qui ont siégé en binômes. La participation politique des personnes en situation de handicap et les obstacles existants étaient au centre des discussions. Deux pétitions ont été élaborées et seront remises à la Présidence du Grand Conseil.
Participer à la vie politique et à la vie publique est encore jalonné d’obstacles, voire impossible pour certaines citoyennes et certains citoyens en situation de handicap, en Suisse et en Valais. Coordonnée par le Bureau pour les droits et l’inclusion des personnes en situation de handicap (BPSH), une session inclusive a été organisée au Grand Conseil à Sion. L’événement a permis d’aborder les enjeux liés au handicap et aux droits politiques.
La Convention relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) de l’ONU et la Loi valaisanne sur les droits et l’inclusion des personnes en situation de handicap (LDIPH) demandent de garantir la participation pleine et entière des personnes en situation de handicap à la vie politique et publique. 60 participantes et participants ont ainsi pu échanger sur des solutions pour empêcher le risque d’exclusion des droits politiques que vivent certaines personnes en situation de handicap.
L’assemblée a siégé en binômes composés d’un député ou d’une députée et d’une personne en situation de handicap. Les travaux ont porté sur deux thématiques. La première concernait la levée des obstacles légaux restreignant les droits politiques, comme l’ont voté les deux Chambres fédérales en 2025. La seconde abordait les freins persistants à la participation des personnes en situation de handicap au sein des partis politiques : locaux inaccessibles, absence d’interprétation en langue des signes, documents complexes qui constituent autant de barrières.
Ces débats ont abouti à deux pétitions qui seront adressées à la Présidence du Grand Conseil, représentée lors de cette session par l’actuelle première citoyenne du canton, Patricia Constantin. Le président du Conseil d’Etat, Mathias Reynard, a conclu cette session en soulignant la volonté politique de corriger ces inégalités et en rappelant la portée de la LDIPH.

