3e correction du Rhône - Poursuite des mesures urgentes de sécurisation à Sierre-Chippis
Le Conseil d’Etat a décidé de poursuivre et de renforcer les mesures urgentes engagées pour accroître la sécurité dans le secteur de Sierre-Chippis face au risque d’inondation du Rhône. Cette démarche s’inscrit dans la continuité de celles ordonnées le 28 août 2024 en application de la loi sur les dangers naturels et l’aménagement des cours d’eau (LDNACE) et de la clause générale de police. Si de premières interventions ont déjà été mises en œuvre en amont du pont routier, les analyses hydrauliques montrent que le niveau de protection demeure insuffisant pour la population, les entreprises et l’environnement. Les travaux se poursuivront dès lors en aval du pont routier.
A la suite des inondations survenues en juin 2024 dans le secteur de Sierre-Chippis, des travaux de mise en sécurité ont débuté en octobre 2024. Il s’agit principalement du rehaussement du pont routier, de la suppression du pont ferroviaire et de diverses mesures de protection le long du site industriel en rive gauche du Rhône. En rive droite, le mur de soutènement du remblai des villas « Alusuisse » a été ponctuellement réparé. La mise en œuvre de ces travaux a nécessité une planification rigoureuse, les plus importants ne pouvant être exécutés qu’en période de basses eaux qui s’étale de décembre à mai.
Si la situation s’est améliorée en amont du pont routier, la protection en aval demeure insuffisante. Les études hydrauliques confirment la nécessité de compléter les aménagements déjà réalisés.
Ainsi, la poursuite des travaux urgents est désormais planifiée dès la fin mai 2026 pour une durée de deux ans. En conséquence, le Conseil d’Etat, sur proposition du Département de la mobilité, du territoire et l’environnement (DMTE), a décidé de prolonger au 31 octobre 2028 le délai pour régulariser les mesures urgentes entreprises depuis août 2024, en application de la loi sur les dangers naturels et l’aménagement des cours d’eau (LDNACE).
Les berges de la rive droite seront renforcées et rehaussées à l’aide de différentes solutions adaptées aux secteurs concernés, comme des remblais, des digues en terre, des palplanches ou, temporairement, des plots en béton. En rive gauche, afin de ne pas augmenter le risque sur le village de Chippis, une protection provisoire au moyen de plots en béton sera installée. Ces éléments seront complétés par un renforcement local de la digue permettant des débordements contrôlés en cas de surcharge.
Par ailleurs, l’achat, par le canton, des parcelles sur lesquelles sont construites les villas « Alusuisse », permettra de procéder à l’assainissement de ce site inscrit au cadastre des sites pollués. Le coût d’achat et d’assainissement du remblai sur lequel se trouvent les villas sera financé à travers le crédit pour la mesure prioritaire Sierre–Chippis. A la demande de l’Office fédéral de l’environnement et de l’Office fédéral de la culture, des discussions sont en cours avec ces offices concernant l’avenir de ces villas classées à l’inventaire fédéral des sites construits d’importance nationale à protéger en Suisse (ISOS). Dans l’intervalle, le mur de soutènement du remblai pollué sera renforcé afin de prévenir, en cas de crue, toute érosion de déchets dans le Rhône.
Ces mesures permettront d’accroître la sécurité du secteur en cas de crue centennale, dans l’attente de la réalisation complète de la mesure prioritaire Sierre-Chippis visant à protéger le secteur contre une crue extrême. Leur coût, en majeure partie subventionné par la Confédération, est estimé à 10 millions de francs et pourra être financé dans le cadre du crédit d’engagement de 78,5 millions de francs alloué par le Grand Conseil le 11 novembre 2008 pour la mesure prioritaire Sierre-Chippis.
