Nouvelles découvertes archéologiques à Sion - Nécropole celtique du début du 1er millénaire av. J.-C.

11.08.2017 | Communiqué de presse | Service des bâtiments, monuments et archéologie

Dans le cadre de la construction d’un parking sur le site de Don Bosco à Sion, les archéologues ont mis au jour des tombes exceptionnellement riches appartenant à une nécropole tumulaire datée entre le début du 1ermillénaire et le 4ème siècle avant J.-C. Le riche mobilier accompagnant les défunts (parures, armes, vaisselle) témoigne de l’important statut des personnes inhumées dans ce cimetière. Les travaux se poursuivront jusqu’à l’automne.

Découvert en 1999, le site de Don Bosco a fait l’objet de plusieurs campagnes de fouilles liées à divers travaux de construction au fil des années. D’après les fouilles et les sondages, une nécropole s’étendrait sur plus de 10’000 m2 entre le rocher de Tourbillon au sud et la rue de Platta au nord.

Le projet de construction d’un parking par la Fondation St-Joseph a généré de nouvelles fouilles sur le site, initiées en septembre 2016. Elles devraient se terminer cet automne. Les archéologues ont mis au jour plus de 30 sépultures appartenant à un important cimetière daté entre la fin de l’âge du Bronze et le 2e âge du Fer (850-400 av. J.-C.). Ce cimetière, reconnu d’importance nationale, est constitué de monuments nommés dans le jargon spécialisé tumuli. Il s’agit de grands cercles de pierres délimités par d’imposantes dalles implantées verticalement sous lesquelles se trouvait une sépulture. Des tombes secondaires sont parfois installées dans le monument.

Les fouilles en cours ont mis au jour trois tombes exceptionnelles de par la richesse de leurs parures et de leurs offrandes :

  • La tombe de guerrier : il s’agit d’un homme adulte enterré avec son épée en bronze finement ciselé au pommeau d’ivoire, accompagné de nombreuses parures dont un rasoir.
  • La femme « aux torques » : il s’agit d’une femme portant une série de bijoux en bronze, dont quatre colliers rigides (torques), une ceinture, deux épingles servant à maintenir son vêtement en place, deux bracelets « tour de bras » et un anneau de cheville.
  • La jeune fille au collier d’or : la sépulture comprenait une jeune femme également richement dotée, notamment d’un collier composé d’une série de disques en or finement ciselé et de deux paires de bracelets.

Outre la découverte de magnifiques objets, ces fouilles permettent d’étendre notablement les connaissances scientifiques des périodes concernées, que cela soit au niveau des changements dans les pratiques funéraires (passage de l’incinération à l’inhumation), que sur les axes commerciaux en vigueur à l’époque et leur impact sur le mode de vie de la population valaisanne de jadis.

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